Fermeture estivale

La bibliotheque sera fermé les prochains mardis d’aout ! Il est toujours possible d’envoyer un mail à bibliothequelibertad chez riseup si l’on est de passage, sinon on se revoit le 3 septembre !

A bientôt !

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Samedi 22 juin à 15h. Ni Front National, ni Front Populaire : insurrection !

Depuis plus d’une semaine, une nouvelle campagne législative bat son plein, avec l’énième racket électoral de la gôche appelant à « faire barrage » contre l’extrême-droite. A base de chantage moral et au nom du refus de pseudos « postures idéologiques », une partie du milieu dit radical s’y met à son tour de plus belle, en proposant d’allier combat dans les urnes avec lutte dans la rue. Face aux sirènes de la politique qui nous parlent de tactique, de stratégie et de moins pire, quels autres chemins peuvent emprunter celles et ceux qui ne veulent pas conquérir l’État, mais détruire tout pouvoir de fond en comble ? Celles et ceux pour qui la question ne se pose pas entre Front National et Front Populaire, mais entre autorité et liberté, entre démocratie et anarchie ? Et qu’est-ce que cela pourrait signifier ici et maintenant, en terme d’auto-organisation autonome comme d’agitation, quel que soit le résultat donné par les votards le 7 juillet prochain ?

Nous vous proposons de venir causer de tout cela (et d’un peu plus) à la bibliothèque anarchiste Libertad, samedi 22 juin à 15h
19 rue Burnouf, 75019 Paris (M° Belleville ou Colonel Fabien)

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Mercredi 5 juin à 18h : causerie sur la situation en Kanaky

Le 14 octobre 2010, parmi les premières propositions de discussion qui ont suivi l’ouverture de la bibliothèque anarchiste Libertad, se trouvait celle intitulée « Kanaky, de la colonisation au massacre d’Ouvéa (1988) », en présence d’un compagnon qui avait eu l’occasion de participer sur place à la lutte kanak. Le temps était alors encore à la pacification illusoire du conflit colonial suite à l’accord de Nouméa (1998) signé entre indépendantistes et loyalistes, à travers le développement d’une bourgeoisie kanak ou à la redistribution d’une manne financière étatique tentant d’acheter les consciences. Cet accord prévoyait notamment trois référendums locaux sur l’indépendance (qui ont eu lieu en 2018, 2020, puis 2021 malgré le boycott kanak), avant que l’Etat colonial français ne décide récemment de rallumer la mèche en votant une nouvelle loi électorale visant à pérenniser la colonisation de l’archipel.

Depuis le 13 mai 2024, il est à nouveau officiellement question d’une insurrection en Nouvelle-Calédonie, avec d’un côté une jeunesse kanak urbanisée qui multiplie incendies, pillages et barrages dans la capitale des colons (avec plus d’un milliard d’euros de dégâts en deux semaines), et d’un autre le pouvoir qui a décrété état urgence et couvre-feu, tout en envoyant sur place 3500 flics et militaires (dont des unités de paras) pour rétablir l’ordre.

Nous vous proposons de venir causer de tout cela (et d’un peu plus, comme l’extractivisme du nickel et la solidarité) mercredi 5 juin à 18h à la bibliothèque !

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Jeudi 25 avril à 19h : Causerie à partir du livre « Nature et Anarchie »

En 2022 paraissait la nouvelle édition augmentée du livre de Jack Déjean, « Nature et Anarchie » (384 p.), à partir duquel se déroulera cette causerie à la Bibliothèque Libertad le jeudi 25 avril à 19h, comme annoncé sur le programme de mars dernier.

Dans une première partie, ce livre revient sur la contribution de nombreux anti -autoritaires à propos du lien entre nature et liberté, vagabondant de Bakounine à Bookchin, ou de Reclus à Amoros, sans oublier des auteur.e.s peut-être moins connus comme André Léo, Georges Navel ou André Prudhommeaux. Ce qui offre à Jack Déjean une belle occasion d’aborder les critiques plus ou moins radicales et les luttes qui ont jalonné le développement de l’industrialisme, de la science, de la technocratie ou de l’informatique, le tout dans un rapport de plus en plus séparé d’avec notre environnement. Puis, le livre rentre dans le vif du sujet contemporain, nommé « Face à face avec l’ennemi et ses faux critiques », son dernier gros chapitre, qui pourrait servir de point de départ à cette causerie : qu’en est-il de la collapsologie, du capitalisme vert sous bannière écologiste, des impasses de l’alternativisme, ou des nouvelles chaînes énergétiques et technologiques ?

Même s’il est préférable d’avoir lu le bouquin, longtemps disponible en distro à la bibliothèque Libertad et dont on trouvera ici le pdf , cela n’est pas indispensable pour aborder les questions soulevées ci-dessus. Chacun.e aura en effet pu rencontrer différents avatars de ces tentatives de sauver l’existant au cours des luttes qui se développent depuis de nombreuses années, du nucléaire à l’extractivisme, en passant par toutes les formes d’exploitation industrielle de ladite « nature », qui ne nous est extérieure que tant que nous rompons pas avec les mirages de la civilisation particulière dans laquelle nous sommes plongés.

Extrait :
« Dire que l’anarchisme est dès son origine une pensée « écolo » relèverait de l’anachronisme. En revanche, il est dès le départ un assaut contre le développement capitaliste et industriel, avec tous ses désastres. C’est justement pour cela qu’il n’est pas écologiste, et contribue au contraire à éviter le piège d’une pensée réformiste et instrumentale. Il fournit des armes aussi bien contre la gestion salement industrielle du capital, ou celle plus novatrice qui se colle l’étiquette « verte » ou « durable ». Il n’est par ailleurs jamais question de la nature séparée des êtres humains y vivant, comme dans l’environnementalisme, et pas plus d’une nature sacralisée, comme chez les confusionnistes Gaïa ou chez certains et certaines primitivistes. La question de la nature n’est pas dissociable des milles manières dont les gens l’habitent. L’anarchisme ne cherche pas à sauver la planète sans se soucier des oppressions diverses que subissent les personnes, sans aspirer en même temps à une vie plus libre et plus égalitaire, fondée sur l’entraide et la subversion des rapports de domination. »

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Programme de mars 2024

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Discussion samedi 16 mars 2024 à 15h :
Retours sur l’insurrection
en Albanie de 1997

L’insurrection albanaise de mars 1997 est probablement l’un des événements le plus radical et le plus méconnu de ces dernières décennies. Souvent renvoyé, pour en neutraliser la portée, à l’anachronisme local ou l’archaïsme balkanique, ce soulèvement interroge pourtant encore aujourd’hui tant par sa radicalité — l’abolition de l’État y fut pour ainsi dire réalisée dans la presque totalité du pays, son échec — c’est à un mouvement déjà paralysé que fait face la force d’intervention internationale qui débarque

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dans le pays pour remettre de l’ordre, que sa postérité éventuelle. Se singularisait-il absolument ou signalait-il le début d’une nouvelle ère de lutte ? Et puisqu’on nous parle à tout bout de champ « d’effondrement », n’en a-t-on pas là un exemple riche de leçons pour l’avenir ? Sans occulter ses conditions particulières et malgré les infos très lacunaires à son sujet — un premier bilan d’étape a été réalisé dans le recueil « Albanie 1997, une insurrection oubliée ? », le mars albanais permet d’aborder moult enjeux des futures insurrections.

Le PDF du livre « Albanie 1997, une insurrection oubliée ? » est
disponible en ligne ici : Albanie 1997, une insurrection oubliée pdf

Jeudi 21 mars à 18h : InfoKiosk spécial équinoxe !

InfoKiosk spécial équinoxe ! C’est le moment de choisir des tracts et brochures sur les tables, des doubles de livres sortis du fonds de la bibli pour l’occasion, de visiter les nouveautés de la distro, d’emprunter un livre, de palabrer, grignoter et siroter, …

Discussion Jeudi 4 avril à 18h : Y a-t-il des guerres justes ?

La guerre ? Tout le monde la déteste. C’est sans doute plus vrai que le tant répété « tout le monde déteste la police » mais tout aussi faux. Plus vrai, car la guerre, avec les formes diverses et le degré d’atrocité qui peuvent s’y déployer, demeure pour beaucoup une catastrophe à éviter, un temps terrible où la vie est en pesanteur au-dessus de l’abîme. Mais aussi faux, car beaucoup justifient, dans certaines circonstances, sa nécessité et finissent par y prendre part. Si l’on s’en tient à ce que les Etats considèrent comme guerre, on se rend compte que leur propagande a même intégré le repoussoir qu’elle représente : Aucun camp ne recherche la guerre, c’est toujours à contre coeur, mais pour une bonne cause, que les belligérants se résigneraient à la faire, chaque camp trouvera chez l’autre les provocations qui le placeraient dos au mur ne laissant pas d’autre perspective que la guerre. Peu importe les raisons, les Etats et les puissants sauront justifier leurs guerres qui sont des moyens pour atteindre des buts et répondre à des logiques qui ne sont pas les nôtres.

Cette discussion pourra être l’occasion de réfléchir à la guerre, à ses logiques et à ses justifications, à décrypter les raisons qui amènent même certain-e-s se disant anarchistes à justifier la guerre des Etats et à vouloir jouer un rôle sur l’échiquier des ennemis de la liberté, à questionner comment les logiques de guerre peuvent aussi être présentes dans les luttes autonomes. Des réflexions pour nourrir nos perspectives d’actions dans des contextes plus ou moins proches du déchaînement meurtrier de la violence des Etats et de ses sujets.

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