Samedi 21 février à 14h : Discussion et perspectives de solidarités contre la guerre au Congo à partir de la brochure Le fond de la terre est rouge
Il y a quelques jours à peine, ce 28 janvier la terre s’est refermée sur des dizaines de personnes au Congo. Des dizaines d’anonymes, sont mortes ensevelies en extrayant du coltan. Ce minerai est indispensable à la fabrication des smartphones, des ordinateurs, de toute la « haute technologie » mais aussi à toutes les énergies « renouvelables » qu’on veut nous vendre comme la solution pour un futur « propre ».
L’extraction de ressources comme le coltan va inévitablement de pair avec toutes les atrocités inhérentes au progrès industriel. La guerre, les massacres, la destruction du vivant, l’accaparement des terres, l’exploitation des humainEs sont, au Congo et particulièrement dans l’Est du pays, des exemples sanglants des conséquences de l’extractivisme. La brochure Le fond de la terre est rouge tente d’un côté de démonter le mythe d’une économie capitaliste verte, fonctionnant à coup de voitures électriques, éoliennes et panneaux solaires, et de l’autre d’affirmer l’impossibilité de « mines propres ».
Ce sera l’occasion de se demander quelles solidarités on peut porter ici, comment, tout en étant conscient-es des horreurs que ce monde crée, on arrive à avoir un discours qui ne se focalise pas sur le boycott et les comportements individuels, mais qui va vers la destruction du système qui nous les imposent.
Discussion lundi 9 mars à 19h :La pensée réactionnaire 2.0
Avec le deuxième mandat de Trump, une cohorte d’idéologues qui se qualifient eux-mêmes de néo-réactionnaires n’est plus désormais cantonnée dans les bas-fonds del’internet. Un ensemble hétérogène, mais qui se retrouve sur nombre de points etdans leur inscription dans l’air du temps. Réactionnaires parce qu’ils revendiquentla filiation avec des penseurs européens du 19ème et du 20ème siècle et reprennentà leur manière des théories putrides comme la décadence de la race ou des élites, la promotion d’un ordre social censé préservé les hiérarchies dites « naturelles » ou la nécessité de régénérer la civilisation. Néos parce qu’ils voient le salut de l’humanité dans un développement débridé du capitalisme mêlé à un techno-futurisme trans ou post-humain et associé à un État monarchiste actualisé à la sauce libertarienne.
Une soupe infâme qui est désormais servie au plus haut niveau de l’État fédéral nord-américain et dont certains promoteurs ont des entreprises à la pointe dans le contrôle des masses. Sans vouloir leur donner plus d’importance qu’ils n’en ont, ni bien sûr sous-estimer la puissance des idées et des imaginaires, comment considérer leur publicité à l’heure où les réacs néos ou paléos se sentent pousser des ailes et où les démocrates semblent déboussolés ? Et qu’est ce que les idées réactionnaires nous donnent à penser pour notre perspective révolutionnaire aujourd’hui ?
Un recueil d’articles dressant quelque peu le tableau de ces néoréacs sera disponible
à la bibli quelques semaines avant la discussion.
Samedi 21 mars à 15h, discussion à partir du livre : Paroles claires. La « bonne guerre » des anarchistes italiens immigrés aux États-Unis (1914-1920)
Le livre Parole Claires. La «bonne guerre» des anarchistes italiens aux Etats Unis (1914-1920), retrace les faits et gestes de certains anarchistes du courant anti-organisateur. Dans un pays en pleine restructuration capitaliste, au seuil de la Première guerre mondiale, ils ne se résignèrent pas à leur condition d’immigrés, d’exploités, d’opprimés, et donnèrent vie à un anarchisme autonome s’opposant à tout pragmatisme politique et qui conjugue sans compromis pensées et actions .
Ils ouvrirent des imprimeries, ouvrirent des locaux, écrivirent des journaux, défendirent leurs idées lors de débats et de meetings. Ils s’organisèrent, s’armèrent et attaquèrent la classe dirigeante, les responsables de l’oppression et les profiteurs de la guerre qui s’enrichissaient sur les destructions et les massacres commis ailleurs.
Nous proposons de discuter et de réfléchir à partir de leurs histoires, ainsi que des idées et des débats portés par les publications qui ont marqué et orientés leurs luttes.
Il est possible de se procurer le livre à la bibliothèque pendant les permanences du mardi ou bien lors des autres discussions.